Les candidatures farfelues

Article paru dans Le Point du 19 avril 2007:

«L ‘électeur n’est qu’un candidat raté. » Cette phrase, prononcée par Zo d’Axa, surnommé le « mousquetaire de l’anarchie » par Clemenceau, est mise en exergue par Bruno Fuligni, historien et secrétaire des débats à l’Assemblée nationale, dans son dernier ouvrage, « Votez fou ! » (éd. Horay). Il propose en effet une anthologie des candidatures fantaisistes et farfelues depuis l’institution du suffrage universel.

On y croise en 1848 le citoyen Duvivier, qui prône « la régénération du monde par le suicide civique » des trentenaires alcooliques. Aux législatives de 1893, Albert Caperon alias « le Captain Cap » propose « l’aplanissement de la butte Montmartre, ou bien, au cas où cette mesure serait trop coûteuse, la surélévation de Paris à la hauteur de Montmartre » ! En 1906, un poète nommé Bonnery réussit « à n’obtenir aucune voix, étant lui-même électeur dans une autre circonscription ». Plus récemment, Maurice Mercante, après avoir tenté de se présenter à la présidentielle de 1981 en incitant à la sieste après le déjeuner, se présente aux municipales de 1995 en tête d’une liste intitulée « Le Vésinet superstar »…

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