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London Calling #37

Les générations passent, la rock & roll attitude reste…

Cette semaine, quelques unes des rock-stars les plus confirmées se sont produites dans la capitale anglaise tandis que de nouveaux groupes tentent de trouver une place de choix sur la scène pop rock britannique. Un oeil sur une génération, un autre sur la suivante.

A ma gauche, le retour à Londres de deux géants du rock pour une date commune à Wembley. A ma droite, un nouveau groupe qui va devoir faire ses preuves.
A ma gauche, « Dear Mr Fantasy » par Eric Clapton et Steve Winwood.

Dear Mr Fantasy, Clapton & Winwood:

A ma droite, « Beady Eye », le nouveau nom de ce qu’on devrait appeler « Oasis moins Noel Gallagher ». Et avec un single qui ne devrait être révélé qu’en octobre prochain, on ne compte plus les petits malins qui postent sur les portails vidéo le soi-disant nouveau single du groupe. Il faudra attendre encore un peu.

A ma gauche, encore, il y a un homme qui n’a pas vraiment besoin de prouver quoi que ce soit. A ma droite, il y a quelques groupes plus récents qui cherchent à prouver qu’ils existent.
A ma gauche, il y a un récital superbe de Ray Davies donné dimanche au Royal Albert Hall.

Autumn Almanach, Ray Davies:

A ma droite, il y a des groupes comme Metric, qui cherchent à être à la fois dans le moule du rock actuel et dans la lignée des méga-stars, comme le révèlent les paroles de leur nouveau single: « Gimme sympathy, after all of this is gone, who would you rather be? the beatles or the rolling stones, oh seriously, you’re gonna make mistakes, you’re young, come on baby play me something like here comes the sun »

Metric, Gimme Sympathy:

A ma gauche, des petits pépins pour les rockstars confirmées, à ma droite, de belles découvertes chez les groupes les plus récents.

A ma gauche, vous le savez, il y a l’annulation de la participation de U2 à Glastonbury, mais il y a aussi les rumeurs, pour l’instant démenties, de problèmes physiques du côté de Charlie Watts, batteur des Rolling Stones. Il y a enfin la reformation des Faces prévue pour le mois d’août mais sans Rod Stewart, remplacé par Mike Hucknall, de Simply Red.

A ma droite, il y a, parmi les artistes qui ont joué cette semaine à Londres, Sam Sallon et son folk à la Dylan ainsi que Benjamin Folke Thomas et son folk à la Cat Stevens. A vous de choisir.

Sam Sallon, Just The Same:

Benjamin Folke Thomas, Paradise Lost:

Entre ma droite et ma gauche, il y a l’image que se fait la Grande-Bretagne de sa scène musicale. Si vous avez la possibilité d’accéder à ces documentaires, je ne peux que chaudement vous recommander la série de six épisodes diffusée actuellement par la BBC et intitulée « ‘m in a Rock’n’roll band». Le chanteur, les guitaristes, les batteurs, l’autre gars dont on ne sait pas vraiment ce qu’il joue… Tout est analysé par les membres des groupes les plus mythiques avec beaucoup de recul et d’humour. Passionnant.

A la semaine prochaine !

Victor

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London Calling #36

Qu’est devenu le studio de Hey Jude et Walk on the Wild Side?

Imaginez. Vous êtes dans le studio qui a servi à enregistrer « Hey Jude »; aux murs les vinyles encadrés parlent d’eux-mêmes : « All Things Must Pass » de George Harrison, « Transformer » de Lou Reed, « Ziggy Stardust » de David Bowie et quelques autres. Vous êtes derrière la table de mixage du légendaire Trident Studio de Londres.

De l’autre côté d’une vitre se trouve la personne qui est venue y enregistrer. Vous entendez « Oxford Circus », « King’s Cross St Pancras ». Bizarre. N’essayez pas de la reconnaître, il ne s’agit ni de Elton John ni de Mick Jagger, mais de la dame qui annonce quel sera le prochain arrêt de votre bus. 18 000 arrêts à passer en revue. Voilà comment un studio d’enregistrement parvient à gagner de l’argent à Londres.Peter Hughes, la cinquantaine grisonnante, est le gérant du Trident Sound Studio. Plus de quarante ans après sa création par les frères Barry et Norman Sheffield, les murs ont conservé la légende des artistes qui y sont passés mais le business a bien changé. Le rock & roll a été remplacé par les doublages de film, les livres lus et les publicités pour la radio. Peter Hughes sort quelques photos jaunies d’un classeur et explique qu’en 1968, lorsque le studio ouvre ses portes, il possède une table d’enregistrement de 8 pistes, ce qui attire de nombreux artistes, friands de nouvelles technologies, ainsi que de prestigieux ingénieurs du son et producteurs, comme Ken Scott et Gus Dudgeon.

Treize ans plus tard, la fortune des frères Sheffield est gigantesque. Non seulement les studios tournent à plein régime mais en plus, une usine Trident fabrique 5 millions de bandes d’enregistrement par an pour de nombreux studios à travers le Royaume-Uni et des tables de mixage Trident sont sur le marché. Trop grand, trop puissants, les frères Sheffield doivent gérer trop d’affaires à la fois. Barry veut encore élargir la marque en se tournant vers la vidéo, tandis que Norman préfère s’inscrire durablement dans le domaine de la musique. Le désaccord est majeur et ne peut se résoudre que dans la vente du studio de Soho. Au cours des années 1980, le studio change de main à plusieurs reprises, mais les affaires sont loin d’être aussi profitables qu’auparavant. Peter Hughes reprend en main le « Trident » au début des années 1990,  en sachant pertinemment que l’enregistrement musical n’est plus un moyen rapide de gagner des fortunes. « J’avais travaillé pour Radio Luxembourg, explique-t-il, et le temps que je passais à enregistrer des publicités était beaucoup plus rentable que celui passé à enregistrer de la musique. » Les objectifs de plus grands photographes et réalisateurs ont donné au grand public une image totalement romantique du studio. Les heures passées en studio à « jammer » pour essayer de trouver des bases de morceaux, les locaux réservés pour plusieurs mois afin d’être sûr de ne pas être pris de court… Cela a existé, bien sûr, pour une trentaine de groupes peut-être, mais les maisons de disques n’ont, en vérité, jamais aimé signer des chèques en blanc à leurs artistes. Elles le sont encore moins à présent que les sources traditionnelles de revenus se sont taries.

Peter Hughes explique: « Au début des années 1990, à Londres, on avait plus besoin de studios aussi grands que celui-ci. La technologie numérique n’avait pas encore décollé, on était encore en analogue, mais j’aurais eu besoin d’acheter une grande table de mix, ce qui voulait dire un gros investissement. Et plus la technologie s’améliorait, plus il fallait être à la pointe de celle-ci. Au lieu de 3 micros, il aurait fallu en avoir 30. Au lieu de 5 casques, il aurait fallu en avoir 30. Quand il s’agit d’enregistrer de la musique, tout coûte plus cher, et pourtant, on gagnait beaucoup plus en faisant de la pub qu’en enregistrant de la musique. » Pour le propriétaire, la possibilité de conserver le Trident Sound Studio comme studio d’enregistrement musical n’a jamais vraiment été une option. Ce qui ne signifie pas qu’il a rompu les amarres avec le passé. Le studio continue à bénéficier d’une réputation d’excellence dans le travail fourni par ses ingénieurs et Peter Hughes organise régulièrement des visites du studio pour les curieux. Il leur raconte avec plaisir ses anecdotes ou celles qu’il a entendu de la bouche de Norman Sheffield: comment David Bowie arriva un jour à l’improviste au début des années 1990 et demanda si l’escalier menant au sous-sol était récent. On lui répondit qu’il avait toujours été là et qu’il avait du l’emprunter un bon millier de fois puisqu’il menait aux chambres d’enregistrement et qu’il y avait enregistré « Hunky Dory » et « The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders From Mars »… Il leur raconte comment « Hey Jude » a été enregistré sur quatre pistes à Abbey Road, que Paul McCartney, étant venu s’occuper de la production de l’album de Mary Hopkins, avait été séduit par les installations du Trident Studios et avait voulu y poursuivre l’enregistrement mais, déçu du son obtenu à Abbey Road, décida de tout réenregistrer au Trident.

Et pourtant, si le « Trident » fait encore office de studio, si on peut encore reconnaître les lieux, si certains des plus grands disques sont accrochés aux murs, c’est parce que Peter Hughes a accepté de diminuer le train de vie du studio : « Le secret pour ne pas se casser la figure, c’est de garder ses charges le plus bas possible. Pour cela, nous ne sommes que deux à travailler à plein temps ici, les deux partenaires. Sinon, on a 7 free-lances qui sont prêts à venir si on leur demande. Mais, pour vous donner un exemple, on n’a pas de réceptionniste ici, on ne peut pas se le permettre ».

Beaucoup d’autres studios auraient bien fait de prendre exemple sur la philosophie de Peter Hughes. Le Ramport Studio des Who? Un cabinet de dentistes. L’Olympic Studio des Stones et de Hendrix ? Laissé à l’abandon. Le Wessex Studio des Sex Pistols et des Clash ? Redevenu une maison… Et l’actualité nous a montré que les studios d’Abbey Road, s’ils allaient conservé leur façade, sont loin d’avoir garanti leur avenir en tant que lieu d’enregistrement de musique. Au milieu de ce paysage des studios traditionnels londoniens qui ressemblent de plus en plus à un cimetière des éléphants, le propriétaire du Trident se tient à un avis assez mesuré: « Tout doit évoluer, que ce soit pour le mieux ou le pire, on est obligés de s’adapter et s’il n’y avait pas eu toutes ces évolutions, je ne serais pas là et le studio ne serait probablement plus là non plus. J’ai la chance d’avoir connu deux époques, tout ce qui se fait actuellement est une nouvelle façon de faire ce qu’on faisait avant. Certes, on peut produire des choses qu’on ne pouvait pas produire auparavant, mais il y a aussi des savoir-faire qui ont disparu et qui nous font perdre du temps maintenant, comme le simple fait de prendre des notes. Dans un studio, EMI avait un employé qui prenait des notes sur ce qui se passait, et le « derushage » se faisait beaucoup plus vite. (…) C’est comme les formats, entre le DVD et le Bluray, la différence est vraiment importante et pourtant, ça ne décolle pas encore vraiment. La compression sur un CD est de 16 bits 44K, et 24 bits seraient bien meilleur, c’est la compression sur un DVD. On pourrait se dire qu’on va changer pour le meilleur mais ça n’arrive pas. Et de l’autre côté, les changements qui se produisent ne sont pas forcément nécessaires. »

Qui faut-il blâmer alors pour l’état actuel de l’industrie musicale et des studios ? Pour Peter Hughes, le client est responsable de ce qu’il achète mais les maisons de disques sont véritablement en cause quand il s’agit des moyens mis en œuvre pour arriver à un produit fini de qualité: « On a passé beaucoup d’années à transformer l’audio pour qu’il devienne le meilleur possible, pour que la qualité soit aussi fine que possible. Et maintenant, on se retrouve dans un système où le produit fini ne nécessite pas du tout la qualité de son que l’on est capable de fournir. Et les gens ne se rendent même pas compte que le produit pourrait être infiniment meilleur. La qualité de la vidéo s’améliore vraiment et les gens suivent attentivement cette progression, mais l’audio prend de moins en moins d’importance, simplement parce qu’elle joue le deuxième violon. Sur un Bluray, la qualité de l’audio est bonne, mais là, on parle Itunes, on parle de régression sur la qualité sonore. Ça fait cent ans que l’on travaille sur des supports sonores, que l’on a amené la qualité potentielle des sons là où on voulait et on a laissé tout ce travail partir en fumée pour du bon marché. »

A la semaine prochaine !

Victor

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London Calling #35

Vous cherchez la meilleure guitare? Voici les meilleurs conseillers…

« Rentrez chez vous à Liverpool, M. Epstein, les groupes à guitares ne dureront pas », répondit en 1962 un dirigeant de Decca au manager des Beatles. Pour éviter de dire ce genre d’âneries, je vous propose de vous faire conseiller par les meilleurs vendeurs de guitares de Londres, ceux de Denmark St.

Denmark Street, au coeur de Soho, est connue sous le nom de Tin Pan Alley. Si le rock devait se résumer à une rue à Londres, le duel entre les finalistes affronterait Abbey Road et Denmark St. Les Beatles et Jimi Hendrix ont répété et joué dans les caves de cette rue, Elton John y a travaillé, Bob Marley y a acheté sa première guitare, les Sex Pistols y ont habité… Bref, quand on entre dans Denmark St., on pose le pied là où l’ont posé des gens infiniment plus talentueux que soi. Au moment d’acheter une guitare, voilà qui rend humble, certes, mais qui rassure également sur la qualité des conseils que l’on peut y recevoir. J’ai donc choisi de passer la porte de quelques unes de ces cavernes d’Ali Baba pour poser quelques questions.

En ce qui concerne les guitares les plus demandées, les trois magasins sont unanimes: les Gibson Les Paul sont incontestablement celles que l’on vient chercher. Dans l’une des boutiques, le vendeur, bassiste de formation, en est d’ailleurs un peu déprimé. Avec un grimace ironique, il m’explique qu’il est prêt à tuer la prochaine personne qui lui demande une Les Paul. S’il a tenu sa parole, je crains que le malheureux soit recherché par les polices du monde entier.

Derrière la Gibson, ce sont les Fender Telecaster et Stratocaster qui recueillent les suffrages des guitaristes londoniens. Rien d’extraordinaire, me direz-vous, mais c’est la bonne nouvelle: tout les acheteurs viennent avec les mêmes envies. Ce qui est intéressant, c’est de savoir ce que conseillent les vendeurs de Soho.

Je leur ai demandé quelle était la guitare la plus rock & roll qu’ils avaient en magasin. Chez « Chris Bryant Musical Instrument », le vendeur se dirige vers la vitrine et attrape fièrement une réédition d’une Fender Telecaster de 1952: « C’est le premier modèle de guitare électrique produit à grande échelle », m’explique-t-il, avec l’approbation de son collègue.

 Chez « Wunjo Guitars », un peu plus loin, où l’on vend également des guitares d’occasion, l’un des vendeurs répond la tête haute: « la plus rock & roll? C’est probablement la Les Paul Goldtop qui est dans la vitrine. C’est la mienne! » L’autre vendeur reconnaît que la Gibson a fière allure mais il montre en même temps du doigt une Stratocaster de 1979.

Dans le troisième magasin, « Vintage & Rare guitars », face à la même question, le propriétaire, Adam, n’hésite pas une seconde et montre du doigt une Fender accrochée au mur. « Une Telecaster de 1966 pour gaucher, celle-ci, c’est la plus rock & roll. Bon, OK, faut être gaucher, mais c’est mon cas ! ».

J’ai également voulu savoir ce que les meilleurs connaisseurs de six-cordes en Angleterre considéraient comme le Graal des guitares, la guitare parfaite, celle pour laquelle on serait prêt à traversé mille et une épreuves…

Notre ami bassiste du premier magasin se verrait bien propriétaire d’une basse Fodera, cette marque de New York qui est considérée comme ce qui se fait de mieux dans le domaine en ce moment. Dans la seconde boutique, l’un penche plutôt pour la Les Paul de 1959 de Jimmy Page.

Le choix de Adam, le propriétaire du troisième magasin, est un peu plus original. Il hésite entre une Telecaster des années 1950, une Stratocaster de 1947 et une Epiphone Wilshire pour gaucher toujours, mais la larme à l’oeil, il admet qu’il ne doit plus exister qu’une poignée d’exemplaires encore en état de servir.

Epiphone Wilshire:

Ainsi va la vie dans Denmark St., depuis les années 1920, les musiciens viennent chercher des conseils et repartent, souvent, avec des guitares.

A la semaine prochaine !

Victor

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London Calling #34

Quand le rock croise la politique…

Le Royaume-Uni s’apprête à voter. Après treize années de gouvernement Travailliste, un mois de campagne électorale et le retour probable des Conservateurs au 10 Downing Street, le moment est venu de jeter un oeil sur les grandes chansons qui ont marqué les relations entre la pop, le rock et la politique en Angleterre.

La « protest-song » telle qu’on la connaît aujourd’hui a pris de l’ampleur aux Etats-Unis et c’est avec ces codes qu’elle s’est imposée comme un genre à part. En 1965, Donovan emboîte le pas de l’anti-militarisme à Bob Dylan avec Universal Soldier.

Donovan, Universal Soldier:

Les Beatles, après avoir réussi à s’imposer à l’échelle planétaire, choisissent de placer sur leurs albums quelques messages politiques, comme le « Taxman » de George Harrison sur Revolver ou le « Revolution » de John Lennon, sur le double blanc.

The Beatles, Revolution:

La guerre du Vietnam donne du grain à moudre à toute une génération parmi laquelle on peut recenser les Rolling Stones et le « Gimme Shelter » de l’album « Let It Bleed ».

The Rolling Stones, Gimme Shelter:

La guerre du Vietnam marque également Black Sabbath qui propulse son « War Pigs » et l’album Paranoid dans les radios et les charts du monde entier.

Black Sabbath, War Pigs:

Si l’on pourrait multiplier au centuple les exemples de chansons s’opposant à la guerre du Vietnam, il est d’autres sujets, plus spécifiques à la Grande-Bretagne, qu’il est intéressant de relever ici. Les années 1970 marquent notamment l’opposition entre les punks et le reste de la scène musicale anglaise, perplexe face au phénomène. A ma gauche, le « Anarchy in the UK » des Sex Pistols:

The Sex Pistols, Anarchy in the UK:

A ma droite, le « A Bomb in Wardour Street » de The Jam où Paul Weller critique vertement la médiocrité musicale qui envahit le Soho de l’époque:

The Jam, A Bomb in Wardour Street:

Les années 1980 sont le règne de Margaret Thatcher. Beaucoup d’artistes s’adressent directement à la Dame de fer, tels Elvis Costello dans « Tramp The Dirt Down » souhaitant vivre assez longtemps pour danser sur la tombe de Thatcher, ou Sinead O’Connor, avec le superbe « Black Boys on Mopeds », qui explique qu’elle préfère quitter l’Angleterre pour que son fils n’assiste pas à ce qui s’y passe.

Sinead O’Connor, Black Boys on Mopeds:

Rassurés par la fin du règne de Margaret Thatcher et l’arrivée par la suite de Tony Blair au pouvoir, les auteurs-compositeurs ne s’attardent moins, au cours des années 1990, sur les sujets politiques. Quelques jours après l’élection de Tony Blair, Jarvis Cocker dépeint le monde merveilleux du New Labour dans l’hilarant « Cocaine Socialist ».

Pulp, Cocaine Socialist:

Le soutien de Tony Blair à la politique étrangère de George W. Bush ne lui confère pas un soutien sans faille de la communauté artistique, c’est le moins que l’on puisse dire. Au cours des années 2000, George Michael met les pieds dans le plat en lui assignant ni plus ni moins que le rôle du chien du président américain dans un clip assassin.

George Michael, Shoot The Dog:

Ian Brown, l’ancien leader des Stone Roses, s’associe avec Sinead O’Connor pour « Illegal Attacks », un titre là encore virulent contre les engagements extérieurs du Royaume-Uni de Tony Blair.

Ian Brown (feat. Sinead O’Connor), Illegal Attacks:

A la semaine prochaine !

Victor

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London Calling #33

Vous ne le savez pas encore mais vous allez aimer un de ces groupes…

Vous le savez, dans cette chronique, je vous parle de l’actualité musicale « classic-rock » londonienne: les groupes des années 1960 aux années 1990 qui se sont faits connaître à Londres y trouvent leur place. Pour une fois donc, parlons de de ceux que vous ne connaissez pas encore, qui ne sont pas encore arrivés en haut des marches de la gloire mais qui sont sur le bon escalier !

Mardi 27 avril 2010, dans un bar à l’ambiance tamisée, trois groupes sont programmés. Le premier s’appelle Amber State. Ils sont quatre: un guitariste-ukuleliste-chanteur, un batteur-choriste, un violoncelliste-sitariste-choriste et un guitariste-banjoïste. Pour faire court, ils sont quatre sur scène mais pour l’ingénieur du son, c’est comme sonoriser un orchestre symphonique. Pour vous faire une idée, imaginez si Fairport Convention avait remplacé le violon par le violoncelle et avait joué comme orchestre pour Crosby Stills Nash & Young. Les enregistrements du groupe sont pour l’instant d’une qualité assez moyenne notamment par rapport à l’excellente prestation du groupe en concert. Ils ont joué tous les titres disponibles sur leur page Myspace, dont leur meilleur titre sans doute, « Fall From Grace », ainsi qu’une reprise très intéressante (réorchestrée pour violoncelle de « Walk On The Wild Side » de Lou Reed).
Amber States, Fall From Grace:

Le concert se poursuivait avec les groupes Little Things puis The Loves en tête d’affiche. Deux groupes qui permettent de se souvenir qu’au final, la musique c’est fait pour se faire plaisir et s’amuser. Je tire personnellement ma révérence à toute personne qui ne sourirait pas en écoutant la balade gentiment punk « AlrightOkayOkayAlrightOkayOkay » qui se trouve sur la page Myspace des Little Things. The Loves semble également faire partie de cette vague de groupes qui, lucides sur l’état de l’industrie du disque, considèrent la musique comme un passe-temps où il faut avant tout se détendre et détendre son auditoire. La vidéo de promotion de leur single est plutôt claire. On ne vous prend pas la tête, mais les zygomatiques et les chevilles.

The Loves, Sweet Sister Delia:

Dans la famille « Non seulement je ne me prends pas au sérieux, mais en plus je suis à la limite de l’internement », il y a un groupe qui n’a aucune chance de fonctionner commercialement et qui pourtant satisfait tous ceux qui assistent à leurs concerts: No Cars. Il s’agit d’un trio de jeunes femmes japonaises complètement déjantées qui chantent les bienfaits du thon en conserve (Tuna Tuna Tuna), de la papeterie (Sellotape) et des biscuits au chocolat (Oreo), le tout en vous proposant d’acheter leur musique sur cassette (collector car seulement 30 exemplaires ont été créés) pour 6 livres sterling, ou bien sur CD pour 2 livres. Pour le même prix, le groupe vous propose également d’acheter un Kazoo. Voilà qui détend un peu, n’est-ce pas ?

En vrac, si vous erriez dans les rues de Londres, qui par ce soleil, sentent bon les déjeuners en terrasse, le bitume chaud et les parfums féminins, vous entendriez des groupes de pop mélodique comme Melodica Melody And Me, des groupes de folk comme Planet Earth, ou des groupes de post-rock comme The Half Rabbits.

Melodica Melody And Me, Plunge:

Planet Earth: Falling Into Love:

The Half Rabbits, We’ll Sleep Again:

Bon, et bien, je ne sais pas vous, mais après toutes ces découvertes, une petite balade dans les rues de Londres nous fera sans doute le plus grand bien, mais quittons le centre-ville, si vous le voulez bien.

La Minute du Rock: Au nord, c’était les studios.

A la semaine prochaine !

Victor
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Droits réservés, Victor Alexandre

Se lever aux aurores pour acheter un disque. Ça existe encore…

Une file d’attente de plusieurs centaines de personnes s’étend devant le magasin de disques avant même son ouverture. La scène ne se déroule pas dans les années 1980. Nous sommes le samedi 17 avril 2010, c’est-à-dire le « Record Store Day », en plein coeur de Londres.

L’initiative vient pourtant des États-Unis. En 2007, quelques vendeurs de disques, refusant de voir leur marché s’effondrer totalement au profit de la musique immatérielle ont décidé de s’organiser et depuis 3 ans, une bonne partie de la planète s’est mise au diapason. Rangés, pour la journée au moins, les baladeurs MP3 ! Retrouvé, pour la journée au moins, le plaisir de discuter avec un disquaire compétent qui propose un vrai choix ! Redécouvertes les sensations simples: ouvrir un blister et regarder sous toutes les coutures une pochette de disque sur le trajet du retour chez soi, s’assurer que le téléphone est débranché, placer le vinyle sur la platine et le saphir sur le vinyle, allonger les jambes et, simplement, profiter.

De toute évidence, les Américains n’étaient pas les seuls à qui ces sensations manquaient puisque des disquaires indépendants issus de trente et un pays se sont raccrochés à cette initiative: parmi eux, il y avait l’Allemagne (19 magasins participant), la France (9 magasins), la Belgique (5 magasins) et, surtout, la Grande-Bretagne (161 magasins). Et bien sûr, s’il y avait un endroit où on ne manquerait pas l’occasion de promouvoir le disque, ce serait les établissements Rough Trade. Je me suis donc dirigé vers l’un de ceux-ci, sans pour autant savoir si le public était véritablement au rendez-vous.

Droits réservés, Victor Alexandre

Vous le voyez, ils étaient très nombreux, dès l’ouverture à attendre pour obtenir l’une des merveilles qui se trouvaient à l’intérieur. Mais alors, me demanderez-vous, que pouvaient-ils bien espérer trouver à l’intérieur ?

Et bien, vous répondrai-je, ils espéraient notamment mettre la main sur le premier single du groupe Blur depuis 2003. Ceux qui venaient pour ça étaient tellement nombreux qu’on leur demandait de patienter dans une file d’attente spécifique à l’intérieur de l’établissement. Les autres sont venus acheter le vinyle de « Plundered My Soul », des Rolling Stones , que vous avez pu découvrir sur Classic 21, une réédition du « Paperback Writer/Rain » des Beatles  mais aussi quelques autres vinyles et CD en édition très limitée de très grands artistes : Buddy Guy, Devo, Elvis Costello, Goldfrapp, Gorillaz, Jimi Hendrix, Joy Division, John Lennon, Muse, Nada Surf, Peter Gabriel, R.E.M., les Ramones, les Sex Pistols, Sonic Youth, Them Crooked Vultures, The Doors, Tom Waits, le Velvet Underground… Tous bénéficient de cette occasion pour (re)sortir un peu de bonheur sous forme musicale. On peut encore noter que les Flaming Lips ont sorti pour cette occasion leur version du Dark Side of The Moon de Pink Floyd.

Droits réservés, Victor Alexandre

A quelques mètres du magasin, un couple s’assoie à une terrasse fraîche, éclairée du soleil matinal et sirote un café. Il est en train d’enlever soigneusement le plastique enrobant un vinyle. Ils viennent de sortir. Je m’approche. Le garçon lève la tête, m’adresse un sourire, m’explique qu’ils sont arrivés une heure et demie avant l’ouverture du magasin et que ceux qui sont entrés les premiers étaient arrivés à 4h30 du matin. Son vinyle de « Wrecking Ball » de Bruce Springsteen, il va probablement l’offrir à son meilleur ami.

Droits réservés, Victor Alexandre

Puisque c’est un exemplaire par personne c’est sa compagne qui l’a accompagné pour en acheter une autre copie. Elle le regarde amoureusement. Il la regarde amoureusement. Ils imaginent sans doute aussi le sourire du meilleur ami quand ils lui offriront cette petite pièce de collection. La journée sous le soleil commence bien. Il y a des satisfactions qui ne sont pas procurées par le téléchargement.

Pour poursuivre la journée sous le soleil, je vous propose une nouvelle petite balade d’une minute dans le Kensington des méga-stars.

La Minute du Rock: Le Kensington des stars.

A la semaine prochaine !

Victor
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London Calling 31e épisode

Des jeunes groupes bizarres, des jeunes groupes matures et des idoles…

Dans le monde de la musique, il y a toutes sortes de groupes: les trop bizarres pour être vrais et ceux qu’on a l’impression d’avoir toujours connu, les groupes qu’on croyait trop bons pour se séparer et ceux trop célèbres pour qu’on arrête d’en parler.

Dans la première catégorie de groupes, celle des trop bizarres pour être vrais, on peut faire rentrer sans trop de soucis le groupe MP4. Leur nom ne vient pas d’un format de compression de leur son: 4 pour quartette et MP pour… Member of Parliament, c’est-à-dire députés! MP4 revendique le fait d’être le seul groupe de rock au monde constitué exclusivement de parlementaires. Mais attention, pas des groupes de caves ou de cocktails, non, non. MP4 peut s’enorgueillir d’être le seul groupe de rock à avoir joué dans la Chambre des Communes, à Westminster. Le nouvel album, intitulé Cross Party, est sorti en mars dernier et fonctionne plutôt bien. Kevin Brennan, du parti Travailliste, est à la guitare et au chant, Ian Cawsey, également Travailliste est à la basse, Greg Knight du parti Conservateur est à la batterie et Pete Wishart, qui provient du Scottish National Party, indépendantiste, est aux claviers. Ce dernier est, tout de même un ancien de Big Country et de Runrig, qui ne sont pas indispensables si l’on n’est pas fan de cornemuse, mais tout de même, quand un groupe effectue quelques premières parties de U2 et de nombreuses apparitions dans le Top 10 britannique, c’est qu’il n’est pas insignifiant.

Si on leur demande si ils n’ont rien d’autre à faire pendant leur temps libre, ils répondent que tous les fonds sont directement reversés à des organisations caritatives, notamment en faveur des soldats et de leurs familles. Pour ceux qui sont intéressés, ils ont réalisé un petit documentaire sur la création de leur album, tout impressionnés qu’ils étaient de se trouver dans le même studio que Pink Floyd, le Britannia Row Studio.

MP4, le documentaire.

Dans les groupes tellement bons que l’on a l’impression de les avoir toujours connu, je voudrais vous citer quelques noms qui sont particulièrement en vogue en ce moment en Angleterre. Le groupe MGMT, par exemple, sort cette semaine un nouvel album que les critiques s’empressent de définir comme très risqué, moins consensuel que le premier, qui avait révélé le groupe il n’y a pas si longtemps. Moins de tubes peut-être, mais un album beaucoup plus abouti et plus cohérent, selon moi. A vous de vous faire votre opinion, il est en écoute sur leur site.

Je pourrais aussi vous citer Mumford & Sons qui passent à Lille le 20 avril et à Bruxelles le 27 avril. Ils viennent du sud de Londres et sont en train de conquérir l’Europe et bien plus loin encore avec une folk-pop qui, si elle n’a rien d’incroyablement original, reste tout aussi efficace et agréable que celle que l’on pouvait entendre il y a 30 ou 40 ans.

Mumford & Sons, Little Lion Man:

La principale actualité musicale de cette semaine restera sans doute la séparation de Supergrass, après 17 ans d’une carrière commencée superbement avec Caught By The Fuzz. Selon le communiqué diffusé le mardi 13 avril, les musiciens ont besoin de continuer à avancer, se séparent en bons termes et remercient tous ceux qui les ont soutenus. Cela nous donne une bien mauvaise raison de procéder à un tour d’horizon loin d’être exhaustif de l’excellente musique produite par Gaz Coombes et ses acolytes. En 1995, il y eût Lenny et en 97, Richard III. En 99, Supergrass publia Pumping On Your Stereo et Moving. En 2002, Grace, en 2005, St. Petersburg, extrait du superbe album Road To Rouen et Bad Blood en 2008.

Un nouvel album devait voir le jour en 2010, avait été reporté au début de l’année 2011. Comme je vous en parlais il y a quelques mois ici-même , les Hot Rats (qui sont devenus entre temps les Hotrats) a pris une place de plus en plus importante dans les agendas du guitariste Gaz Coombes et du batteur Danny Goffey. Que les fans ultimes se rassurent, Supergrass donnera une série de concerts d’adieux qui s’achèvera le 11 juin 2010 à Paris. Et comme dans les cas de Blur et de Suede, il est probable qu’il faille ensuite attendre une petite dizaine d’années avant qu’ils ne se décident à accepter contre un bon chèque une tournée de reformation.

Et enfin, il y a les groupes quasi-divins, dont on parle encore quarante ans après leur dernier album. Ceux-là sont des refuges formidables en temps de crise. Ce n’est pas le Pape Benoît XVI qui nous contredira: selon le Guardian, l’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican, vient de publier un article mettant en avant la grande qualité de la musique des Beatles. Le Vatican avait déjà pardonné John Lennon pour sa phrase sur la popularité de son groupe comparée à celle de Jésus-Christ, mais le Saint-Siège tient à reconnaître, cette fois-ci, la qualité musicale du groupe, posant notamment une question pour le moins saugrenu venant de Benoît XVI: «A quoi ressemblerait la pop music si les Beatles n’avait pas existé ?». Ce à quoi on serait assez tenté de répondre: «A quoi ressemblerait le monde si John Lennon avait été pape ?», mais c’est un autre débat.

A la semaine prochaine !

Victor
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London Calling, 30e épisode

Quelques belles histoires de musique à Londres !

Si nous aimons le « Penny Lane » des Beatles, la « Angie » des Rolling Stones et la  « Layla » d’Eric Clapton, ce n’est pas seulement grâce aux mélodies: c’est aussi parce que les paroles racontent une histoire ou une nostalgie qui nous touche tous. C’est aussi avec les petites histoires que l’ont fait de la grande musique.

Matthew Tucker, un journaliste du Times, raconte dans un très bel article  l’expérience passionnante qu’il a vécu dans une salle du West End de Londres, le Green Carnation. C’est dans ce lieu, raconte-t-il, que se sont retrouvés les participants à un cours d’écriture de chansons. Une certaine Errollyn Wallen en est l’organisatrice. Son idée: tout le monde peut écrire une chanson. Son opinion: une fois écrite, la chanson ne prendra véritablement corps qu’au moment où elle sera jouée devant un public. Courageux, le journaliste accepte d’y participer: il est le premier à monter sur scène. Extraits.

Le public trépigne et je ne pourrais pas être plus embarassé. Je commence plutôt bien mais à la moitié de la chanson, j’entends rire. Visiblement certaines personnes pensent que ma chanson est sensée être drôle. Pire encore, je réalise que quelques notes sont trop hautes pour ma voix, ce dont on ne peut pas se rendre compte bien au chaud dans son salon. Malgré tout, grâce à de petites vocalises, j’obtiens au final des applaudissements bienveillants. Je suis soulagé et surexcité. Je m’offre un verre.

Mais plus qu’une expérience personnelle, l’intérêt de l’article est qu’il souligne la diversité des personnes qui sont venues présenter une chanson ainsi que la bonne ambiance qui se dégage nécessairement de ce genre d’espace où la musique n’est pas manufacturée au kilomètre, mais à l’unité. Une jeune fille étudiant l’homophobie dans le sport, un homme aux cheveux gris qui enflamme la salle avec une chanson racontant une fellation dans une automobile ainsi qu’un certain Johnny B.

(…) un fringant garçon de 57 ans, designer du nord de Londres, qui présente un skiffle intitulé « Formula For Love », aux paroles malicieuses qui se demandent pourquoi il n’existe pas de recette d’amour qui ne provoque pas de maux de coeur. La confiance et la fluidité des performances rendent ma chanson un peu ridicule. Cela me choque encore plus quand Rae Husbandes, une étudiante en musique, arrive sur scène. « Salut tout le monde », sourit-elle. « Je n’ai pas vraiment de nom pour cette chanson parce que je viens juste de l’écrire. Vous pouvez l’appeler comme vous voulez, tant que ce n’est pas « Shit ». »

Pour ceux qui ont envie de tenter leur chance, prochaine session le quinze avril, au même endroit.

Autre histoire, racontée cette fois-ci dans les colonnes du Guardian. Il s’agit de celle qui a lié le photographe David Montgomery, l’auteur, entre autres de la superbe pochette de l’Electric Ladyland de Jimi Hendrix, aux Rolling Stones au début des années 1970. A l’occasion d’une exposition organisée par le fils de Ronnie Wood, le photographe, qui y présentera quelques clichés inédits pris à l’époque de la promotion de l’album Sticky Fingers, raconte sa rencontre avec Mick Jagger.

Dans un mauvais jour, le chanteur était d’une humeur exécrable, refusant de regarder l’objectif. David Montgomery est pourtant à l’époque au fait de sa gloire, il vient de photographier la Reine ainsi que plusieurs ministres. Le contraste raconté est saisissant: d’un côté, Keith Richards en pleine forme, souriant face à l’objectif, en tenue d’Adam et tenant la célèbre pochette de l’album au niveau de ses hanches; de l’autre côté, Mick Jagger, en slip, avec la même pochette mais cachant ses fesses cette fois-ci, et avec un indécrottable regard fatigué.

J’ai toujours adopté la philosophie de faire mon métier du mieux que je pouvais. Je ne vis pas avec les gens qui posent pour moi. De toutes évidences, c’était l’ultra-confiant Jagger qui tenait les rênes du shoot ce soir-là. « Sans doute était-il juste de mauvaise humeur et j’ai simplement eu le malheur d’être le pauvre abruti qui prenait les photos. »

L’exposition de ces clichés inédits se fera jusqu’au 13 juillet à la Scream Gallery.

Terminons par quelques petites histoires, en vrac, qui rentreront peut-être dans l’Histoire du rock. La première est l’initiative du groupe Gang of Four, connus notamment pour le tube Damaged Goods.

Gang of Four, Damaged Goods (chez Jools Holland):

Le groupe de Leeds a décidé de faire financer leur nouvel album en proposant aux fans des échantillons de… leurs propres sangs! Les heureux (et bizarres) acquéreurs de ces échantillons trouveront aussi dans ce petit colis quelques artworks originaux. Et pour 45 livres seulement

La dernière anecdote qui entrera inévitablement dans les catalogues de miscellanées du rock: le guitariste des Kooks a été surpris en pleine action, avec sa compagne sur ses genoux, dans une loge lors de la représentation de Quadrophenia par les Who au Royal Albert Hall. Visiblement éméché, le couple a été reconnu par certains membres du public et, en attirant un peu trop l’attention du public, a aussi attiré celle des vigiles de la salle, qui leur ont demandé de quitter les lieux. C’est vrai qu’un concert des Who, c’est excitant, mais on ne savait pas que c’était à ce point-là.

A la semaine prochaine !

Victor
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