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Félix Faure et Théophile Laurent (source: http://etudesphotographiques.revues.org)

Le Havre et Rouen depuis le XIXe siècle : une esquisse d’histoire politique comparée, chapitre 6: Louis Brindeau et Théophile Laurent

Frise : Les maires du Havre et de Rouen depuis 1800.

Derrière les noms gravés dans le marbre…

 Louis Brindeau, Maire du Havre de 1890 à 1896

 Louis Henry Eugène Brindeau naît le 21 décembre 1856 à Goderville, une ville entre Fécamp et Le Havre. Treize ans plus tôt, son grand père, Henri, avait acheté le Journal du Havre et en avait fait le quotidien de référence pour les républicains modérés. Les deux fils d’Henri jouent un rôle actif dans la ville portuaire : Gustave, le père de Louis est courtier en coton et s’assoie à plusieurs reprises à la table du Conseil municipal, Alphée, l’oncle de Louis, succède à son père à la tête du Journal du Havre.

Du côté de sa mère, Juliette Elisa Mazeline, Louis Brindeau descend d’un grand industriel havrais, spécialisé dans les machines marines, François Mazeline. Louis a une sœur, plus jeune que lui de deux ans. Brindeau étudie sérieusement au collège et au lycée du Havre, dont il deviendra le Président de l’association des anciens élèves. En 1875, il s’acquitte de son service militaire chez les chasseurs à pied à Rouen puis dans le 6e bataillon de chasseurs à Paris.

Il ne se lance étonnamment pas dans le commerce mais dans des études de droit à Paris, avant de s’inscrire comme avocat au barreau du Havre.

Dès 1886, il est à la fois juge suppléant au tribunal de première instance et conseiller municipal républicain, et le second poste prend rapidement plus d’importance que le premier.

En 1890, Paul Marion démissionne pour raison de santé. Celui-ci n’était d’ailleurs pas particulièrement enthousiaste à l’idée de diriger la ville, comme semble l’indiquer le ton très modeste et collégial de son discours de remerciement lors de son élection par le conseil municipal à 29 voix sur 31.

Brindeau, de son côté, est largement plus ambitieux. Il parvient à prendre la tête de la ville contre un radical, Théodule Marais, à 17 voix contre 16 et un bulletin blanc, le 9 novembre 1890.

Louis Brindeau, source: Senat.fr

Sous son mandat, le bureau de bienfaisance, créé par Siegfried (voir chapitre précédent), est laïcisé. L’année 1892, au cours de laquelle Brindeau est réélu maire, lui donne une occasion de montrer ses talents de meneur d’hommes : une cinquième et dernière épidémie de choléra s’abat sur la France entière. La ville, qui accueille bon nombre de nationalités à longueur de journées, pleurera plus d’un demi-millier de morts à la fin de l’année. Le comportement du maire est exemplaire : il sera fait chevalier de la Légion d’Honneur.

Autre moment fort de sa mandature à la tête de la ville : l’électrification du réseau de tramways et du réseau d’éclairage urbain.

Brindeau gouverne la ville alors que règne un climat délétère dans la vie politique nationale : Affaire Dreyfus, scandale de Panamá, attentats anarchistes, « lois scélérates » contre les groupes anarchistes auxquelles répondent d’autres attentats anarchistes : cette escalade atteint le sommet avec l’assassinat du Président de la République Sadi-Carnot, en 1894. Jean Casimir-Périer lui succède, puis c’est au tour l’année suivante de Félix Faure, dont la carrière a pris une ampleur colossale depuis qu’il avait affronté Jules Siegfried pour le gain de la ville du Havre.

Devenu Président de la République en 1895, Faure libère un siège de député du Havre. L’occasion est trop belle pour Brindeau qui parvient à se faire élire et quitte ses fonctions de maire du Havre en 1896. Son rival de naguère, le pharmacien Théodule Marais s’assied dans son fauteuil le 18 mai 1896.

Brindeau s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs havrais arrivant au Palais-Bourbon : Républicain progressiste, il s’intéresse d’abord aux affaires commerciales, maritimes et fluviales. Il intervient en 1897 à propos de l’amélioration des rivières et des ports maritimes, à propos du service maritime postal entre le Havre et New-York en 1898. Il est réélu en mai 1898 et continue de se faire entendre sur les mêmes sujets : les primes à la marine marchande l’amélioration et l’extension des ports, le canal maritime de Paris à Rouen, le port du Havre…

L’année de sa réélection, 1898, est aussi celle de publication du « J’accuse ! » de Zola, à propos de l’Affaire Dreyfus. Depuis 1895, Dreyfus est détenu sur l’Île du Salut, en Guyane. Le climat politique national est extrêmement tendu. En 1899, Félix Faure meurt dans les conditions que tous connaissent ou peuvent connaître ici). Le nationaliste Paul Déroulède tente un coup d’Etat pendant les obsèques nationales du Président. Au mois de juin, le nouveau Président, Emile Loubet, est frappé d’un coup de canne par un anti-dreyfusard. Le Président du Conseil, René Waldeck-Rousseau, est investi par 262 vois contre 237 et 62 abstentions, à la tête d’un gouvernement de « Défense républicaine » qui va durer jusqu’au 3 juin 1902. Brindeau fait partie de ceux qui s’opposent à ce Gouvernement.

En 1900, soucieux d’assurer la pérennité de sa carrière politique nationale et des affaires familiales, il prend la tête du Journal du Havre.

Il est à nouveau élu en avril 1902. Il se fait entendre sur les questions d’aménagement territorial. Il est notamment chargé d’un rapport relatif à l’équipement du port du Havre par la construction d’une écluse entre le bassin Billot et le Canal de Tancarville, en 1904.

Devenu le candidat indétrônable de la droite havraise, Louis Brindeau est réélu en 1906 et 1910 contre André Siegfried, le fils de Jules… Siegfried. Il prône la construction d’une seconde ligne de chemin de fer sur la rive droite de la Seine, la réforme du régime administratif des ports maritimes.

Seize ans après son entrée à la Chambre des députés, une élection sénatoriale se tient en Seine-Inférieure après le décès soudain de Raoul Ancel, le frère de Jules… Ancel. La vie politique havraise ressemble franchement à une sitcom américaine. A une exception près : une fois que Brindeau est arrivé à un poste, il est le seul à pouvoir s’en déloger. Il sera réélu au Sénat en 1920 et 1927.

Louis Brindeau arrive donc au Sénat en 1912, au sein de l’Union Républicaine. Il continue de s’intéresser aux colonies françaises, aux moyens d’améliorer la navigabilité des cours d’eau et s’investit beaucoup pour l’autonomie des ports : il rédige de nombreux rapports, comme rapporté par Jean Jolly, « sur des projets ou propositions de loi concernant l’autonomie des ports maritimes de commerce (1920) ; l’exploitation des services maritimes postaux et d’intérêt général sur l’Extrême-Orient, l’Australie, la Nouvelle-Calédonie, la Côte orientale d’Afrique et la Méditerranée orientale (1921) ; les décorations sans traitements destinées aux réserves de l’armée de mer et au personnel de la marine marchande (1922) ; l’exploitation du service maritime postal entre Le Havre et New York (1924) ; l’institution du mérite maritime (1927) ; la réorganisation des services d’assurance des marins français contre la vieillesse, le décès, et les risques d’accidents de leur profession (1929) ; la navigation côtière (1930) ; l’aménagement de l’estuaire de la Seine (1931) ; l’aide de l’Etat à la compagnie-générale transatlantique (1932) ; l’abordage en navigation intérieure (1934) ». Il a alors 78 ans.

Lorsqu’arrive le renouvellement sénatorial de 1936, Louis Brindeau a 80 ans. Il ne se représente pas et meurt en août à Goderville, dans le Château de Cretot.

Théophile Laurent, Maire de Rouen de 1894 à 1898

 Théophile Augustin Ferdinand Laurent naît le 22 mars 1847 à Argentan, dans l’Orne. Son père, instituteur, meurt alors que Théophile n’a pas encore 6 ans et que son petit frère, Ferdinand, n’a que quelques mois. Il suit des études de droit, comme son homologue havrais, et devient avoué honoraire à Rouen. Il réside alors au 31, place des Carmes puis au 34, rue Ganterie. Son étude prend progressivement une importance majeure en ville.

En décembre 1867, il épouse Laurentine Védie. La malheureuse mourra en 1879. Laurent se remariera le 31 janvier 1883 avec Marie Perret.

Le Journal de Rouen, dans la nécrologie qu’il publiera, explique l’ascension de ce « self made-man ».

Ardent, communicatif, d’une rondeur joviale qui plaisait et lui faisait des amis dans tous les milieux, Théophile Laurent ne tarda pas a être en relation avec de nombreuses sociétés locales. Il fut notamment l’un des fondateurs de la section rouennaise de la Ligue des patriotes; et le principal organisateur du « Carrousel » de 1886, au profit de l’érection d’un monument national à Jeanne d’Arc.

En août 1888, sous le mandat de Charles Dieutre, Laurent siège pour la première fois au Conseil municipal. Il devient adjoint de Valerius Leteurtre en mai 1890 jusqu’à ce que celui-ci ne soit élu à la Chambre des Députés.

Le 29 décembre 1893, le conseil municipal de Rouen se réunit à 21h, présidé par le doyen d’âge. 34 bulletins sont déposés dans l’urne. 4 sont blancs. 30 portent le nom de Théophile Laurent.

Au cours de son discours de remerciement, le nouveau maire laisse comprendre qu’il tient à s’inscrire dans la ligne politique de ses prédécesseurs:

Vos suffrages, explique-t-il, viennent de m’imposer le lourd fardeau que [M. Leteurtre] portait si allègrement. Aurai-je la force nécessaire ? Le courage ne me manquera pas ; mais, si je n’avais la certitude d’être soutenu par vous tous, j’aurais hésité devant pareille tâche. (…) M. Leteurtre, messieurs, que nous regrettons comme maire, est aujourd’hui député de l’arrondissement et d’un canton important de Rouen ; avec le député de Rouen proprement dit, M. Ricard, nous avons à la Chambre deux représentants de nos intérêts les plus directs. Nous avons même la bonne fortune de posséder dans le gouvernement un autre ancien maire de Rouen. Comme MM. Ricard et Leteurtre, M. [Maurice] Lebon [maire entre février 1886 et mai 1888] ne manquera pas de nous donner son appui en toute occasion.

Je n’ai pas besoin de vous dire, messieurs, que je suivrai les traces de mon prédécesseur qui excellait en matière d’économie et d’équilibre budgétaires.

Théophile Laurent, source: rouen-histoire.com

Au programme de son mandat : rigueur budgétaire, raccordement des deux gares de Rouen, poursuite de l’assainissement… Laurent livre même la devise de son mandat : « économie, travail et progrès incessant ».

Le Journal de Rouen rapporte qu’en fin de séance, les débats furent interrompus par les premières mesures de la Marseillaise, jouées depuis le parvis de l’Hôtel-de-Ville par la Société philharmonique rouennaise, dont M. Laurent était Président d’honneur.

Nous sommes donc à la fin de 1893. L’épidémie cholérique de 1892 a laissé des traces à Rouen comme au Havre. La capitale normande vient juste de généraliser les poubelles, nées 10 ans auparavant dans l’esprit d’Eugène Poubelle, Préfet de la Seine.

En 1894, le Maire de Rouen permet la construction d’un Cirque permanent boulevard Beauvoisine et les premières études pour le raccordement des deux gares sont lancées. La gestion rigoureuse du budget semble payer rapidement puisque l’administration découvre au mois de novembre une cagnotte d’un demi-million de francs, disponible immédiatement, qui ne sera payable « qu’en 1943 ». Le Journal de Rouen ajoute « mais comme à cette époque là, la dette se trouvera éteinte, la charge ne sera pas lourde. » L’affectation de cette somme permet d’avoir une idée des priorités de l’administration en place.

A l’agrandissement du Lycée Corneille, pour des travaux prévus : 206 000 frs.

A la construction d’une annexe à l’Hôtel-de-Ville, qui comporterait une salle des séances du conseil municipal et un poste central de secours contre les incendies : 179 000 frs.

A la reconstruction de l’école Laurent de Bimorel, supplément de crédit : 69 000 frs.

A l’agrandissement de l’école de médecine et de pharmacie : 25 000 frs.

A l’agrandissement du Muséum : 10 000 frs.

Imprévu des travaux : 12 000 frs.

 Au mois de juillet 1894 se tient entre Paris et Rouen la première course automobile. Vapeur contre pétrole. Le résultat est une des dernières belles victoires de la vapeur : Albert de Dion et Georges Bouton l’emportent avec un tracteur à vapeur tractant une calèche, qui parcourt les 126 km à une moyenne de 15 km/h. Derrière eux, deux véhicules à pétrole fabriqués par la famille Peugeot.

En 1895, Laurent suit l’exemple havrais en électrifiant le réseau de tramways. La même année voit le premier déplacement du Président Félix Faure en Normandie, et à Rouen tout particulièrement où il est reçu avec faste. « Nous tiendrons à ce qu’il emporte, explique Théophile Laurent à la population, de son séjour parmi nous, un tel souvenir qu’il lui sera, de nouveau, agréable de revenir à Rouen, lors de notre belle Exposition nationale et coloniale. » Les Rouennais se montrent tellement à la hauteur des attentes de la Municipalité que Faure, ému, déclare « Que vont dire mes braves Havrais ? »

F. Faure et les autorités à la gare. Retour Russie. Source : Didier Mouchel http://etudesphotographiques.revues.org/index271.html
F. Faure, Hendlé préfet, Laurent maire, causant. Source : Didier Mouchel http://etudesphotographiques.revues.org/index271.html

Le grand rendez-vous de Théophile Laurent avec l’Histoire demeure l’incroyable Exposition nationale et coloniale de 1896. Le portail de la Cathédrale est recouvert de tapisseries, comme le voulait l’usage lors des premiers siècles. Quant au parvis, il fut maquillé habillement de plâtre et de ferronnerie, imitant ainsi le « Vieux Rouen » moyenâgeux. La Tour Eiffel n’est érigée que depuis 7 ans lorsque est inaugurée l’Exposition rouennaise… La ville décide de jouer dans la cour des grands. Pendant 5 mois, 60 000 m² sont dédiés à des conférences et reconstitutions diverses, notamment un abominable « Village nègre », dans lequel plusieurs familles sénégalaises et soudanaises tentent de faire semblant de vivre normalement dans un décor de carton-pâte. N’empêche. Théophile Laurent reçoit grâce à ces longs mois d’événements, la Légion d’Honneur. Le décor de l’Exposition, lui, est éparpillé à travers la Normandie et au-delà.

1898 est l’année où la sympathie naturelle de Laurent ne lui suffit plus et où l’aura conférée par le succès de l’Exposition ne le protège plus. Maurice Lebon, que nous évoquions plus haut, ne se représente pas. Laurent se présente pour remplacer l’ancien maire de Rouen au Palais-Bourbon. Un comité valide sa candidature, mais le candidat local, le républicain modéré Quillebeuf, refuse ce qu’il voit comme un parachutage. Il est battu aux législatives de mai 1898 et de beaucoup, puisqu’il n’obtient que 3366 voix alors que son adversaire en compte 6814 et est donc élu dès le premier tour. Sa défaite participe d’un recul global des républicains à Rouen, puisque Leteurtre, mis en ballotage, se retire dès le lendemain du premier tour, pour éviter le camouflet. Quillebeuf, de son côté, publie un mot de remerciement expliquant que sa candidature voulait protester contre celle, imposée, de M. Laurent. Nous avons rappelé plus haut quel était le ton de la politique nationale en cette fin de XIXe siècle. La campagne rouennaise a été elle aussi particulièrement tendue. Revenons-y quelque peu, car elle n’est pas incomparable avec des scénarios qui se présentent régulièrement encore.

Le 13 mai, lors du Conseil municipal auquel il ne siège pas, Laurent fait lire une communication dans laquelle il nomme plusieurs personnalités afin d’enquêter sur les critiques qui lui sont adressées. Le 15, un appel à témoignages est publié dans le Journal de Rouen, afin que les rumeurs et attaques deviennent (ou ne deviennent pas) un dossier clair et sur lequel chacun pourra argumenter. Seules les communications anonymes ne seront pas prises en compte, annonce-t-on.

Le 26 mai, le jury spécialement créé donne ses conclusions.

Considérant que pendant le délai accordé pour faire connaître les griefs dont M. Laurent pouvait être l’objet, le jury n’a reçu qu’une seule communication visant M. Laurent, maure de Rouen ;

Considérant que le fait sur lequel repose cette communication ne pourrait entacher l’honneur de M. Laurent puisque M. Laurent n’en aurait tiré, ni pu tirer aucune espèce de profit personnel, direct ou indirect, pécuniaire ou autre ; (…)

Considérant que M. Laurent a de plus offert spontanément et fourni au jury des extraits de ses livres et donné sur l’état de sa fortune personnelle tous les renseignements qui lui ont été demandés ;

En conséquence, les membres du jury d’honneur, à l’unanimité, décident :

1° que le seul fait précis qui leur ait été signalé est sans aucune espèce de portée ;

2° que la comptabilité personnelle de M. Laurent n’offre aucune mention suspecte ;

3° que l’absence de toute révélation sur les faits de nature à porter atteinte à l’honneur et à la considération de M. Laurent, malgré les garanties d’immunité et de secret assurées aux révélateurs (…) les autorise à déclarer qu’en ce qui les concerne personnellement, ils considèrent les imputations de M. Laurent a été l’objet comme étant dénuées de tout fondement et purement diffamatoires.

Apprenant ces conclusions, Théophile Laurent informe le Préfet de sa démission du poste de Maire et quitte le conseil municipal. Sa vie politique s’arrêtera là.

Sa nécrologie, publiée le 4 septembre 1906, au lendemain de sa mort au Havre, indique que « un fossé s’était creusé entre lui et ses amis progressistes » suite à l’Affaire des Fiches Guyot de Villeneuve (un scandale intimement lié à l’Affaire Dreyfus où se mêlent anti-cléricalisme, anti-maçonnisme et luttes politiques traditionnelles). Si de bonnes âmes en savent davantage à ce sujet, je suis plus qu’intéressé.

La sépulture de Théophile Laurent est visible au Cimetière monumental de Rouen.

Sources:

  • CHALINE J-P., SOHN A-M., ARADILLOU P., Dictionnaire des parlementaires de Haute-Normandie sous la Troisième République,: 1871-1940, Rouen, 2000.
  • JOLLY J. (dir), Dictionnaire des parlementaires français; notices biographiques sur les ministres, députés et sénateurs français de 1889 à 1940, Paris, 1960-1977.
  • PESSIOT G., Histoire de Rouen en 500 photographies, 1850-1900, Rouen, 1981.
  • ROBERT A., BOURLOTON E. & COUGNY G, Dictionnaire des parlementaires français… : depuis le 1er mai 1789 jusqu’au 1er mai 1889, Paris, 1891. Ouvrage consultable sur le portail Gallica.
  • VALOYS H., Voyages présidentiels de M. Félix Faure. I. Sathonay. II. Rouen et Le Havre, Paris, 1895. Ouvrage consultable sur le portail Gallica.
  • Pages Wikipedia « Liste des Maires du Havre » et « Liste des Maires de Rouen»  et quelques autres…
  • Sites internet: